Le tri en France : comment ça marche ?
Chaque année, ce sont près de 5 millions de tonnes d'emballages et de papiers qui sont triées par les Français ! Mais concrètement, comment s'organise le tri des emballages et papiers en France ? On fait le point sur les chiffres, et les dispositifs.
Le tri : un geste simplifié… pour tous les habitants !
Depuis le 1er janvier 2023, 98 % des habitants de l’Hexagone peuvent trier TOUS leurs emballages et papiers (flacons, barquettes, bouteilles en plastique, conserves, films en plastique…). Plus de 30 ans après l’installation des premiers bacs de tri en France (à Dunkerque en… 1989 !), cela représente une étape-clé vers la réduction de notre empreinte environnementale.
Jusqu’à récemment, dans certaines régions, les règles de tri pour les emballages en plastique étaient limitées aux bouteilles et flacons. En permettant désormais à tous les habitants de trier tous les emballages (bouteilles, flacons, films, pots, barquettes, tubes, sachets…), le système du tri en France va permettre d’accélérer leur recyclage !
Connaissez-vous les différentes façons de trier ?
Hé oui, selon la nature des emballages (verre, papier, emballages légers…), les modes de collecte de vos poubelles peuvent varier d’un territoire à l’autre !
2 principaux modes de collecte coexistent en France :
Leur répartition en quelques chiffres ?
Actuellement, le mode de collecte est ainsi majoritairement déterminé par le déchet collecté, mais il est également déterminé par… la typologie de l’habitat.
Selon qu’il s’agisse d’un territoire urbain ou rural, d’un territoire touristique (connaissant donc de fortes variations de population) ou pas, le mode de collecte le plus efficace peut varier. Un seul objectif : déployer le mode de collecte qui permettra de collecter le plus d’emballages et de papiers, dans un modèle économique cohérent.
La collecte en point d’apport volontaire : un modèle qui monte en puissance
Depuis 10 ans, on constate à l’échelle de tout le territoire français une légère diminution du porte-à-porte au profit de ce mode de collecte. Pourquoi ?
✅ Le tri réalisé dans ces points d’apports volontaires est de meilleure qualité que ceux réalisés en porte-à-porte
✅ L’impact carbone est plus faible, puisque ce mode de collecte limite le nombre de circuits de collecte
✅ Une hausse du tri des emballages en verre ! En effet, on constate +4KG/habitant triés par an avec ce mode de collecte.
Un exemple ? La collectivité de Perpignan Méditerranée Métropole a fait le choix de renforcer son réseau de points d’apport volontaire, pour un total de… 840 conteneurs. Les lieux d’implantation ont fait l’objet de concertation entre les syndicats, les élus et les usagers permettant d’atteindre un excellent taux de réussite d’implantation.
Le tri partout tout le temps… et pas juste à la maison !
Pour aller plus loin dans le tri des emballages, la nouvelle page à écrire, c’est de permettre aux habitants de trier aussi les emballages liés à leur consommation en dehors de la maison : dans les transports, les aires d’autoroute, au stade, dans les parcs, ou tout simplement dans la rue…
300 000 tonnes : c’est ce que représentent les emballages ménagers liés à la consommation nomade. Les collecter est donc impératif pour permettre leur recyclage mais aussi pour lutter contre le fléau des déchets abandonnés dans la rue et dans les espaces naturels !


