réemploi

Où en est le réemploi ? Le baromètre livre ses enseignements. 

La 2e édition du Baromètre économique du vrac et du réemploi témoigne de la structuration de l'écosystème. Plongez dans l’état des lieux de la filière en 2025.

En 2024, le vrac et le réemploi c’est :

1,1 milliards d’euros
de chiffre d’affaires

9000 emplois
environ

+20 % d’embauches potentielles
d’ici 2026

Valentin Fournel

Directeur Innovation, Ecoconception et Réemploi de CITEO 

Le réemploi des emballages change d’échelle. De plus en plus de filières se structurent et construisent, au plus près des enjeux de performance opérationnelle, économique et de mutualisation, des solutions innovantes et collectives qui font bouger les lignes. Il faut saluer ici le travail remarquable des acteurs de terrain.

Une filière économique bien structurée

  • Le réemploi est désormais une réalité économique

En 2024, la filière représente 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et près de 9 000 emplois. 

  1. Le réemploi dispose aujourd’hui d’un outil industriel mature.

Les capacités de lavage des contenants sont importantes et disponibles ; elles ne demandent qu’à être plus utilisées !

  1. Les modèles qui fonctionnent sont ceux qui sont mutualisés

Quand les systèmes sont partagés, interopérables et bien conçus, le réemploi devient robuste et réplicable.  

C’est précisément là que l’accompagnement de Citeo auprès des acteurs fait la différence. Et l’expérimentation ReUse dans 4 régions, qui engage 47 marques, 6 distributeurs et 364 magasins l’illustre parfaitement. 

  1. Le réemploi fonctionne déjà à grande échelle dans les usages professionnels

Plus de 1,2 milliard d’emballages professionnels sont réemployés chaque année, avec des taux de retour proches de 100 % dans la restauration.  

  1. Le passage à l’échelle ne pourra être que collectif 

Standardiser, mutualiser, coordonner : ce sont les conditions pour faire du réemploi un pilier durable de notre économie. 

La montée en puissance du réemploi repose sur trois conditions essentielles : la standardisation des emballages et des systèmes, la mutualisation des infrastructures et des investissements, et une coordination renforcée entre acteurs publics et privés. Le réemploi ne pourra devenir un modèle économique durable que s’il est conçu comme un projet collectif, interopérable et inscrit dans le long terme.