Réduire l’empreinte carbone du transport avec FRET21
En 2024, CITEO a signé la charte FRET21 avec l’ambition de réduire les émissions de CO2 de son activité de transport des emballages du Flux Développement d’ici fin 2026 par rapport à 2023. L'engagement devient concret : depuis mai dernier, un train achemine les balles d’emballages produites par deux centres de tri bretons jusqu'au centre de surtri d'Épinal.
Des objectifs clairs
Un projet, des leviers
L’objectif est ambitieux pour CITEO : diminuer de 11,3 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici fin 2026 par rapport à 2023, soit près de 479 tonnes de CO₂ évitées.
Pour atteindre cette cible, plusieurs leviers sont mobilisés, notamment le recours à des carburants alternatifs et le développement de solutions de transport moins émettrices. Parmi elles, le transport ferroviaire occupe désormais une place centrale.
Des emballages qui voyagent désormais en train
Chaque année, 130 000 tonnes d’emballages plastiques en Flux Développement sont acheminés vers les centres de surtri, une étape essentielle avant leur recyclage.
Pour réduire les émissions liées à ces transports, CITEO a lancé en 2025 un appel à manifestation d’intérêt afin d’identifier des solutions ferroviaires adaptées à ses besoins. Après plusieurs mois d’étude, une liaison entre la Bretagne et l’Est de la France a été retenue et co-construite avec le Groupe MGE.
Depuis mai 2026, les balles d’emballages produites par les centres de tri de Brest et de Fouesnant sont acheminées jusqu’au centre de surtri d’Épinal grâce à une chaîne logistique multimodale. Les matières rejoignent le terminal ferroviaire de Rennes en camion électrique avant d’effectuer l’essentiel du trajet en train. Les derniers kilomètres depuis la banlieue nancéenne sont ensuite réalisés avec du HVO, un biocarburant permettant de réduire les émissions de CO₂.
Au total, près de 2 500 tonnes de matières recyclables empruntent désormais cette nouvelle voie de transport.
Les centres de surtri : le nouveau maillon de la chaîne du recyclage en France
Des résultats déjà visibles
Les premiers bénéfices sont encourageants. Grâce à cette organisation, près de 72 500 kilomètres de trajets routiers seront évités en 2026, représentant une économie d’environ 127 tonnes de gaz à effet de serre.
Cette seule liaison Bretagne-Épinal contribue à diminuer les émissions de transport du Flux Développement. Le projet permet surtout de tester à grande échelle une organisation logistique plus sobre en carbone et de mieux comprendre les conditions nécessaires à son déploiement.
Les volumes transportés dépassent déjà les ambitions initiales du projet, démontrant la pertinence du rail pour certains flux de matières recyclables, qui ne sont pas soumis à des contraintes de livraison immédiates.
Une démarche appelée à se développer
Si le bilan officiel de l’engagement FRET21 ne sera connu qu’en 2027, après consolidation des données par Eco CO₂, les premiers résultats confirment le potentiel du transport multimodal pour accompagner la décarbonation des activités logistiques.
Forte de cette première expérimentation, CITEO poursuit l’identification de nouveaux leviers de réduction des émissions et étudie la possibilité d’étendre ce modèle rail-route à d’autres territoires. Une démarche concrète qui illustre comment l’innovation logistique peut contribuer à accélérer la transition vers une économie plus circulaire et plus sobre en carbone.
Qu’est-ce que FRET 21 ?
FRET21 est une démarche volontaire des entreprises pour mieux intégrer l’impact des transports dans leur stratégie de développement durable. Elles s’y engagent sur 3 ans et bénéficient d’outils et accompagnements personnalisés pour mesurer puis réduire l’impact lié au transport de leurs marchandises.
Le dispositif FRET21 fait partie du programme EVE (Engagements Volontaires pour l’Environnement – Transport et Logistique) porté, depuis 2018, par l’ADEME (Agence de la transition environnemental).


