TRI

Emballages & papiers : qu’est-ce qui fait avancer le tri ?

En 2024, chaque Français a trié en moyenne 72 kg d’emballages ménagers et de papiers graphiques au niveau national. Si on regarde dans nos territoires, on constate que belles progressions et des actions qui marchent ! Coup de projecteur sur les performances de tri dans nos régions et sur les leviers qui portent leurs fruits.

Le tri des emballages légers en plastique, carton, métal a progressé de 9% en moyenne en France. Cette évolution révèle l’efficacité des stratégies ciblées déployées sur les territoires. 

TOP 3 des régions où l’on trie le plus les emballages et les papiers

1e : Bretagne

105 kg triés par habitant

La Bretagne continue de dominer le classement national du tri grâce à la mobilisation continue des collectivités et le déploiement de projets structurants sur tout le territoire. Les Côtes-d’Armor, premier département français, a gagné 12 kg d’emballages légers* triés par habitant en deux ans grâce à la modernisation du centre de tri de Kerval et la tarification incitative. Le Finistère a diversifié ses modes de collecte et renforcé sa communication. L’Ille-et-Vilaine a déployé la tarification incitative pour 50% de sa population et optimisé ses points de collecte, tandis que le Morbihan a généralisé la collecte tri-flux (emballages, papiers-cartons et ordures ménagères résiduelles) et le tri hors foyer sur ses territoires. Ces initiatives locales, soutenues par Citeo, illustrent l’engagement des acteurs bretons pour renforcer le geste de tri, optimiser la collecte et préparer l’arrivée de nouvelles solutions comme le développement du réemploi et la collecte séparée des cartons.

*Les emballages légers sont tous les emballages déposés dans la poubelle jaune : métal, plastique et papier-carton.  

2e : Pays de la Loire

91,9 triés par habitant

Les Pays de la Loire maintiennent d’excellentes performances de tri en 2024, avec une progression des emballages légers dans tous les départements. La Vendée, leader régional, affiche des résultats remarquables avec 80% de sa population couverte par la tarification incitative. En Loire-Atlantique, la Métropole de Nantes a optimisé sa collecte, avec un important soutien de Citeo . Le Maine-et-Loire enregistre une hausse de 5% grâce à la tarification incitative et l’optimisation des collectes. En Mayenne, l’extension de la tarification incitative à deux nouvelles collectivités génère des progressions de 22% à 29% sur les emballages plastiques. La modernisation des équipements et autres leviers structurants se déploient dans la région pour accélérer la transition vers une économie circulaire durable et locale. 

3e : Bourgogne-Franche-Comté

89,9 kg triés par habitant

Les performances en Bourgogne-Franche-Comté illustrent l’efficacité des transformations engagées et accompagnées par Citeo : simplification du geste de tri pour les habitants, amélioration des dispositifs et modernisation des centres de tri, comme celui de Dijon Métropole, capable désormais de traiter tous les emballages en plastique, avec un effet immédiat à la hausse sur les performances du département. L’innovation de la fiscalité des déchets joue un rôle clé, comme le démontre la Communauté de Communes Auxonne-Pontailler-Val de Saône qui, grâce à sa tarification incitative simplifiée, a gagné 27kg/habitant/an d’emballages légers. D’autres leviers de performance ont été activés avec succès : l’optimisation des fréquences de collecte et la promotion du compostage à Cœur de Loire (+20% de performance), l’inversion des fréquences de collecte à la Plaine Dijonnaise (+20kg/habitant/an), et l’intégration des technologies avancées comme l’intelligence artificielle au Grand Senonais (+50% de volumes collectés) et à Lure. Ces initiatives, complétées par des actions de sensibilisation par des ambassadeurs du tri sur 4500 foyers comme à Mâcon-Beaune, illustrent l’efficacité d’une approche combinant innovation technique, fiscalité incitative et engagement citoyen.

Focus sur deux leviers de performance : vers plus de recyclage

La tarification incitative

La tarification incitative s’impose aujourd’hui comme un levier majeur pour améliorer significativement les performances de tri et de recyclage en France. Aujourd’hui encore, près d’un quart des poubelles d’ordures ménagères est constitué d’emballages et de papiers valorisables. Ce mécanisme fait payer les usagers en fonction de leur production réelle de déchets. En responsabilisant financièrement les citoyens, la tarification incitative crée un cercle vertueux : réduction des ordures ménagères résiduelles, augmentation du tri des emballages et optimisation des coûts de gestion des déchets.  Les performances de tri 2024 en témoignent : les territoires ayant adopté ce système affichent des résultats supérieurs à l’année précédente. Dans le Gard Rhodanien, c’est une progression de 20% sur les emballages et papiers triés et collectés en un an. Dans l’Est, la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges (88) l’a généralisée à ses 60 000 habitants. Résultat :  un doublement des tonnages collectés dans le bac jaune en un an.  

L’optimisation des modes de collecte 

Le principe est simple et efficace : collecter plus fréquemment le tri des emballages et papiers que les ordures ménagères, ce qui incite naturellement les citoyens à mieux trier. L’inversion des fréquences de collecte permet de modifier les comportements citoyens et d’améliorer les performances de tri tout en maîtrisant les coûts. Les résultats exceptionnels de la Loire (+29,6%), de la Savoie (+19,4%) et de l’Isère (+17,2%) confirment que l’ajustement des fréquences de collecte, associé à d’autres facteurs comme la modernisation des centres de tri et le développement de collectes spécifiques comme celle des cartons, crée des dynamiques de tri bénéfiques en faveur de la réduction des ordures ménagères et l’augmentation du recyclage. 

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