Le geste de tri s’invite dans les festivals tout l’été !

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L’été, c'est le retour des festivités... et des festivals ! Des rendez-vous musicaux qui rassemblent chaque année plus de 7 millions de personnes. Un défi logistique pour tous les organisateurs, qui s’accompagne de plus en plus souvent d’engagements pour limiter l’impact environnemental de ces rassemblements. Quels sont les dispositifs à déployer ? Comment impliquer les festivaliers ? Rencontre avec Marianne Hocquard, responsable développement durable du festival We Love Green et Mathieu Predal, vice-président du Delta Festival.

De la musique, des animations, et bien souvent un petit quelque chose à boire ou à manger : les festivals sont aussi des lieux de consommation pour de nombreux festivaliers chaque été. Face à l’urgence environnementale, les événements se mobilisent pour limiter leur impact environnemental et ce notamment via la gestion des déchets. 

« Faire d’un événement musical un moment d’engagement » 

Certains festivals ont même été imaginés comme des vecteurs pour échanger sur des problématiques environnementales et sociétales, inscrivant dans leur ADN la volonté de faire de ces rassemblements un lieu idéal pour échanger et mobiliser. C’est notamment le cas du Delta Festival et de We Love Green, qui partagent leurs expériences pour Citeo, l’un de leurs partenaires.
« Notre événement a par définition une responsabilité sociétale » raconte Mathieu Predal, vice-président du Delta Festival. « Il a été créé pour questionner la société et valoriser les initiatives collectives, permettant déjà à plus de 30 associations de partager leurs engagements, et de mobiliser les festivaliers ». 

Premier défi : réduire les déchets !

Pour le festival We Love Green comme pour le Delta festival, le premier levier pour réduire l’impact environnemental de l’événement est de réduire les déchets.
On pense bien sûr en premier lieu aux plus visibles : ceux liés à la restauration sur place. Pour les centaines de milliers de repas servis à chaque édition, les deux festivals tentent de réduire au maximum la quantité d’emballages utilisés et de réduire leur impact environnemental. Et pourquoi pas grâce à une vaisselle réutilisable ? C’est une option étudiée par le festival parisien pour aller plus loin dans la démarche. Pour la première fois cette année, l’intégralité des repas backstage des équipes, tant techniques qu’artistiques, ont été servis dans de la vaisselle en dur, avec un catering équipé d’une plonge. La mise en place de prêts de gourdes aux festivaliers a aussi permis de faire une première expérimentation du système de contenants consignés auprès des publics.
Mais les déchets liés à la restauration ne sont pas les seuls présents sur ces manifestations. Mobilier, signalétique… L’ensemble de ces objets ont été repensés pour en limiter la production. En faisant appel à des ressourceries ou à des prêts entre manifestations événementielles, les organisations développent une économie circulaire pour limiter l’impact de leurs événements. 

En second lieu, réutiliser et recycler au maximum !

Sur le festival marseillais comme sur celui du Bois de Vincennes, un pré-tri est réalisé par les festivaliers durant l’événement, grâce à un dispositif déployé par Aremacs. Une première étape indispensable impliquant les participants pour que ces derniers puissent « prendre conscience des déchets produits » précise Mathieu Prédal. Une « brigade verte » est également mobilisée sur les deux festivals : composée de bénévoles, elle circule au sein du festival pour sensibiliser à la gestion des déchets et expliquer les règles de tri (ci-contre, des bénévoles la brigade du Delta Festival, édition 2021 ).

« On sent une grande implication des festivaliers, qui respectent le site et le laissent très propre. Le défi est de les faire trier encore mieux. L’échange, la signalétique, sont des leviers indispensables pour cela » dit Marianne Hocquard, responsable développement durable de We Love Green. L’ensemble des déchets collectés seront à nouveau triés par le partenaire Aremacs, qui les acheminera ensuite vers les différentes filières de recyclage sourcées par l’organisation.
Si les déchets de consommation sont les plus visibles pour le public, ce ne sont pas les seuls déchets triés. On compte ainsi 12 flux de tri pour le festival We Love Green, des mégots aux huiles alimentaires, en passant par les litières des toilettes sèches. Si mettre à disposition des points de tri est indispensable, il faut également s’assurer de la bonne information des festivaliers. Un effort tout particulier est ainsi réalisé sur la signalétique de ces points de tri… mais pas que !

Les dispositifs de tri des emballages de consommation au festival We Love Green - Crédit Mahdi Aridj - @mahdiaridj

3ème défi : mobiliser les festivaliers !

Comment sensibiliser aux enjeux environnementaux ? L’événement musical semble être un terrain propice pour les deux manifestations ! Chacun des deux événements accueille ainsi de nombreuses conférences et ateliers pour échanger autour de sujets environnementaux et sociétaux. « On est persuadés qu’un festival fédère, qu’il est un levier pour faire passer des messages » dit la responsable développement durable de We Love Green.
Et pour accompagner les festivaliers sur le geste de tri, les deux festivals peuvent compter sur Citeo ! Partenaire de ces événements, un stand accueille les festivaliers pour réaliser un « basket-tri » et tester ses connaissances autour du tri. A la clé ? Une photo souvenir, dont chaque prise de vue génère un don à l’association Greenminded grâce à notre partenariat avec la régie solidaire, Goodeed.

Le stand de Citeo sur l'édition 2022 de WLG.

L’occasion pour les équipes de Citeo de répondre aux interrogations et de lever les doutes sur les idées reçues autour du tri.

Installer efficacement le tri avec le service de Citeo, Quitri !

Quitri : une plateforme digitale pour collecter et trier partout, tout le temps

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#mobilisation#collecte#économie circulaire
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